Pour la rubrique « Pretty Mamma » du mois de mai, je vous invite à découvrir l’interview de Sandra, une jeune maman française installée en Australie depuis plusieurs années et qui vit pleinement sa maternité au pays des kangourous ! Une superbe expérience pour toute la famille dans un cadre de vie idyllique ! Soyez avertis, ce témoignage vous donnera envie de faire vos valises pour partir à l’autre bout du monde !  Merci à Sandra pour ce partage d’expérience !

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Comment l’envie d’aller vivre en Australie est-elle née? 

Pendant mes années lycée, j’ai eu la chance de faire une partie de ma scolarité en Australie dans une famille d’accueil située sur la côte entre Melbourne et Sydney. J’ai passée une année extraordinaire où j’ai rencontré des gens formidables. J’ai tout de suite adoré ce pays aux paysages grandioses et le style de vie des australiens. Une fois mes études universitaires terminées, je savais que je reviendrais.

Nous sommes arrivés, mon partenaire et moi, en juin 2008 avec un WHV (Working Holiday Visa) dans le but de chercher un  employeur pour nous sponsoriser. Les employeurs australiens peuvent offrir des visas sponsor (visa 457) à certaines personnes qualifiées pour des postes bien déterminés (SOL : Skill Occupation List). Le gouvernement australien a récemment annoncé le durcissement des conditions pour l’obtention du visa sponsor à compter de mars 2018.

Il suffit qu’une seule personne du couple trouve un employeur sponsor pour pouvoir rester (l’autre partenaire étant rattaché au même visa). L’Australie reconnait la relation de concubinage (De facto) et donc il n’est pas nécessaire de se marier. Mon partenaire a été le premier à trouver un employeur sponsor, deux années plus tard nous avons obtenu notre visa permanent et enfin deux autres années supplémentaires sont nécessaires pour obtenir la nationalité australienne. Nous sommes donc franco-australiens depuis 2012. Mon partenaire est ingénieur ferroviaire et je suis juriste-fiscaliste. Bien que nous soyons cadres tous les deux, nous terminons toujours avant 18 heures. Les australiens privilégient leurs cadres de vie et l’équilibre travail/sport/famille est très important.

2 – Comment s’est déroulée ta grossesse ? N’était-ce pas trop difficile de vivre l’arrivée d’un enfant loin de ses proches? Comment as-tu géré cet éloignement ?

Je suis tombée enceinte en 2013, comme nous étions déjà australiens, nous avons eu accès à la sécurité sociale australienne (Medicare). Tous mes tests et échographies ont été pris en charge par Medicare et j’ai accouché dans un hôpital public donc nous n’avons pas eu de frais liés à la grossesse. Tout s’est très bien passé, j’ai eu une grossesse « normale ». Une sage femme nous rend visite à domicile, les 3 premiers jours où l’enfant rejoint son foyer. C’est très pratique car on peut lui poser des tas de questions notamment sur l’utilisation de produits bébé que l’on a acheté, sur l’allaitement etc. Elle pèse l’enfant pour s’assurer qu’il reprenne du poids et conseille les parents. Un mois après l’arrivée de notre fils, la famille est venue nous rendre visite. Nous les joignons également sur Skype toutes les semaines, ce qui rend l’éloignement moins difficile à vivre.

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3- Racontes-nous ton quotidien de maman franco-australienne..

Je travaille à temps partiel du lundi au mercredi de la maison. Je dépose mon fils à la crèche vers les 7h30 puis je rentre chez moi pour travailler. Pour ma pause de midi, je vais courir à la plage, ce qui me permet de prendre l’air. Vers les 16h30, lorsque j’ai fini ma journée de travail, je vais chercher mon fils et on va au parc faire du vélo ou des courses si nécessaire. Puis retour à la maison pour le dîner et le bain. Je faisais du théâtre dans une troupe mais on a entrepris de grosses rénovations dans notre appartement ce qui m’a occupée une bonne partie de l’année.

4 – Es-tu parvenue à te faire des amies/mamans australiennes ? 

En 9 ans de vie en Australie, on s’est fait beaucoup d’amis mais ils ne sont malheureusement pas tous restés : certaines personnes doivent repartir faute de visa permanent. On a des amis de cultures très diverses, des anglais, des australiens, des colombiens …. Evidemment, on reste beaucoup avec des amis français car notre culture nous rapproche. Lorsque nous vivions à Perth, je fréquentais un club Facebook de mamans françaises et nous faisions quelques sorties ensemble. Mon partenaire a de la famille en Australie : sa cousine vit à Sydney avec son mari et ses enfants. On les voit régulièrement pour les fêtes et anniversaires. Je ne connais pas vraiment le quotidien des mamans françaises, mais j’imagine qu’elles ne doivent pas passer autant de temps à la plage !

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5 – Pour quel mode de garde as-tu opté? Quelle langue ton fils utilise-t- il lorsqu’il est à la crèche ? Et avec vous? Comment jonglez-vous entre les 2 langues?

Nous avons opté pour une garde à la crèche car elle est à deux pas de la maison. Ça lui permet d’être plus exposé à la culture locale plutôt que de rester toujours à la maison. Il reste à la crèche 4 jours par semaine et avec moi le vendredi pour passer la journée en tête à tête avec moi pendant que papa travaille. On profite de ces journées pour aller se balader à la plage ou au centre commercial quand le temps est un peu plus maussade. Notre fils parle anglais et français. Il est maintenant plus à l’aise en anglais semble-t- il. Mais cela change très vite en fonction du temps qu’il passe à la crèche ou avec la famille. Lorsque nous partons en vacances en famille, le français reprend vite le dessus. Il parle malgré tout franglais et mélange les 2 langues la plupart du temps.

6 – Quelles sont les activités que vous préférez faire en famille? 

Tous les dimanches, mon fils et son père vont à la plage tôt le matin pour prendre le petit déjeuner pendant que je fais la grasse matinée. On a la chance d’habiter à 5-10 minutes à pied de la plage donc on y va assez souvent. La plage est un mode vie, un endroit ou l’ambiance est calme et relaxante, loin du tumulte du centre-ville. On s’y sent bien. Sinon on emmène notre fils faire du vélo ou du golf. Son papa l’emmène jouer en fin d’après-midi, lorsque les derniers golfeurs terminent leur parcours.

Nous aimons également partir en camping les weekends pour être au contact de la faune australienne. Kangourous, cockatoo, wombat, possum et une quantité innombrable d’espèces n’hésitent pas à s’approcher des campements et offrent un spectacle grandiose aux grands et aux petits, amateurs de nature.

7 – Peux-tu nous donner quelques bonnes adresses à faire avec un enfant en Australie?

Les plages et les nombreux parcs sont idéals pour passer du temps avec les enfants. Les parcs de jeux publics pour enfants sont bien mieux entretenus et beaucoup plus nombreux qu’en France. Ils sont tous recouverts d’une toile l’été pour protéger les enfants du soleil et sont retirées tous les hivers.

L’été à Sydney, j’aime bien aller au Darling Quarter playground car on y trouve plein de fontaines pour les enfants, des petits ruisseaux aménagés, et tous les autres jeux classiques : tyroliennes, toboggans, balançoires, bacs à sable…

Les enfants adorent aussi aller au Zoo de Taronga au Nord du CBD ; à l’aquarium de Darling Harbour pour voir les requins, ou encore donner à manger aux canards à Centennial Park.

Pour les restaurants, nous ne les choisissons pas sur le critère « kid-friendly » mais nous suivons les recommandations d’amis ou de sites gastronomiques. Tous les restaurants accueillent les enfants sans problème et ont des sièges bébé disponibles.

8 – Quelle est la plus belle anecdote concernant ton fils que tu peux nous raconter?

Un jour, on a mis notre fils de 3 ans dans un cours de danse, car il adore bouger sur la musique. Il était le seul garçon, entouré de petites filles en tutu. La maitresse a mis la musique en route et le choc était saisissant : les petites filles écoutaient sagement les instructions de la maitresse et exécutaient parfaitement les mouvements, tandis que mon fils se déhanchait sur la musique en sautant et en tourbillonnant avec un sourire de fierté sur les lèvres. La maitresse assez âgée, a eu du mal à le canaliser. C’était un moment très drôle et inoubliable 

9 – Un dernier mot pour les familles qui souhaiteraient franchir le cap et partir s’installer en Australie ?

L’Australie est un pays formidable pour les enfants. Ils peuvent s’épanouir dans un cadre de vie superbe et anglophone. Les australiens aiment beaucoup la France et sont particulièrement gentils avec les français. Nous n’avons pas eu une seule remarque raciste pendant toutes ces années. Nous avons été agréablement accueillis et acceptés en Australie. C’est aussi un pays où la violence est moins présente qu’en France selon plusieurs études et en effet, on a un sentiment de sécurité que l’on ne retrouve pas en Europe. La seule grande difficulté à l’installation en Australie c’est la langue : pour pouvoir travailler et obtenir son visa, il est nécessaire d’avoir un très bon niveau d’anglais.

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